24 déc. 2012

Gangnam Style version ivoirienne par la compagnie Aaninka


     Quand le Zaouli, le Tématé et les autres danses ivoiriennes se rencontrent sur un rythme coréen, voici ce qu’ on obtient : une parodie du clip Gangnam Style du coréen Psy dans un style Africain. C’est l’œuvre de Aaninka, une compagnie de danse et de musique de Côte d’Ivoire qui se fixe pour objectifs de promouvoir et de valoriser la culture africaine à travers la danse et la musique tirées du très large et varié répertoire traditionnel ivoirien.

     La vidéo à été déjà vue plus de 90 000 fois sur Youtube avec près de 227 commentaires, tous élogieux. Et depuis, la compagnie AAninka croule sous le poids des invitations en provenance des 4 coins du monde. Elle à ainsi représenté l’Afrique toute entière lors d’un concert de bienfaisance des Nations Unies en Corée au mois de novembre dernier. Déjà en 2010, elle avait donné une prestation époustouflante lors du sommet du G20 dans ce même pays. Aaninka est également l’auteur d’une parodie très drôle du célèbre titre de Michel Telo (ai se eu te pego) à voir ici .


Aaninka dans les coulisses du G20 à Séoul en Corée
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17 déc. 2012

Comment vivre de son blog en Côte d’Ivoire ?



C’est un Jean-Patrick Ehouman très en verve qui a animé Samedi 15 Décembre dernier la première d’une série de 3 conférences initiées par l’ONG Akendewa sur le thème : « Le contenu ROI d’Afrique ». Normal, l’homme s’exprimait sur le blogging, un de ses thèmes de prédilection. Pendant 3 heures, il à enchaîné anecdotes, révélations et confidences sur sa vie de blogueur professionnel, et ni les allées et venues incessantes de certains auditeurs pendant la conférence, ni les questions qui tombaient en plein pendant l’exposée liminaire n’ont réussi à le sortir de sa transe du moment. Revivons ensemble cette folle séance d’exorcisme au cours de laquelle le blogueur Jean-Patrick Ehouman nous à délivrés de nos préjugés sur les blogs.

En choisissant d’entamer sa conférence par un brainstorming sur les raisons de l’insuffisance de contenus africains sur internet, le conférencier du jour tenait à faire passer un message : notre continent produit moins de 1% des contenus en ligne. Son approche pédagogique à bien fonctionné puisque la petite communauté de geeks réunie à l’Université Méthodiste de Cocody pour la circonstance s’est spontanément mise à proposer des solutions pour combler notre retard sur internet. J.P, comme l’appellent ses intimes n’en demandait pas plus pour expliquer à son auditoire l’opportunité que représentent les blogs pour l’Afrique.

"Nos universités produisent en grande quantité des ressources qui sommeillent dans nos bibliothèques. Nos administrations produisent des ressources d’une qualité exceptionnelle qui moisissent dans des tiroirs. Toutes ces ressources pourraient mieux servir l’Afrique si elles étaient mises en ligne".

Il à donc exhorté les internautes ivoiriens à créer des blogs pour faire connaître l’Afrique et ses ressources, mais également pour contribuer au développement du continent. Pour être très concret, le blogueur professionnel à même suggéré aux membres de la blogosphère ivoirienne certains créneaux qui pourraient être très porteurs  en matière de blog en Côte d’Ivoire. 
  
Selon Jean-Patrick Ehouman, un blog sur la fonction publique pourrait devenir très rapidement populaire en raison du nombre de fonctionnaires dans notre pays. De même un blog pour renseigner les citoyens dans leurs démarches administratives ou pour orienter les abidjanais dans leurs déplacements dans la capitale économique ivoirienne sera bien accueilli en raison respectivement des difficultés pour obtenir des documents administratifs et de l’informel qui règne dans le secteur du transport à Abidjan. L’assistance à également appris que les blogs consacrés aux rumeurs et aux potins marchent bien du fait de notre culture africaine basée sur l’oralité. Partant de ce constat, le paron de AllDenY a particulièrement recommandé aux futurs blogueurs de baser leurs blogs sur un thème bien précis et de se spécialiser et se consacrer exclusivement à ce thème. Il à en revanche fortement déconseillé les blogs généralistes qui selon lui marchent rarement ainsi que les blogs d’actualité du fait de la concurrence rude dans ce domaine.

S’exprimant sur ses revenus de blogueur, le conférencier s’est montré peu loquace. Invoquant des clauses de confidentialités dans les contrats qui le lient à certains partenaires, il s’est juste contenté de révéler que son blog lui à permis de décrocher des contrats de diverses nature avec des entreprises, soit pour rédiger des articles sponsorisés, soit pour des contributions externes comme c’est le cas en ce moment avec le magazine panafricain Jeune Afrique. Il explique cependant que son blog lui à ouvert de nombreuses portes, permis d’accéder à certains milieux ainsi que d’effectuer de nombreux voyages à travers le monde. Il ne s’est pas privé de citer l’exemple d’autres blogueurs ivoiriens qui grâce à leurs écrits ont pu soit obtenir des contrats publicitaires avec des entreprises de la place pour leur blog, soit obtenir un emploi, soit obtenir une meilleure situation professionnelle. Jean-Patrick reconnaît toute fois que sous nos cieux il est pour l’heure très difficile de dégager des revenus directs sur les blogs à partir de programmes publicitaires rémunérés comme Google Adsense du fait que nous sommes encore très peu d’Internautes.

Ce fut au total une conférence riche en enseignements qui nous à permis de comprendre que le bloging est une activité à part entière qui mérite d’être exercée avec le plus grand sérieux. Mention spéciale au comité d’organisation qui a réussi, en pleine conférence, la prouesse technologique de créer un livestream, permettant ainsi aux nombreux internautes qui n’ont pu effectuer le déplacement de suivre la conférence en direct depuis le confort de leurs domiciles et de participer aux débats.
Jean Patrick Ehouman et ses disciples du jour
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11 déc. 2012

Annabelle Brou, la nounou devenue DG



La Société de Développement Immobilier (SDI) est le fleuron de l’immobilier en Cote d’Ivoire. Cette jeune structure crée en Juin 2012 ambitionne de révolutionner le secteur de l’immobilier en Côte d’Ivoire. Sa Directrice Générale est Annabelle Brou, une ivoirienne qui vit en France depuis une dizaine d’années. Elle s’assigne pour mission d’aider ses compatriotes à se loger décemment et à des prix raisonnables. Faisons plus ample connaissance avec cette patronne au parcours atypique. 

Une femme entreprenante.


Brou Adjoa annabelle est née à Abidjan en 1980. Après son premier cycle au lycée Moderne D’Abobo à Abidjan, elle se retrouvera au lycée Sainte Foi de la même commune pour un second cycle sanctionné par un Bac G2. La comptable en herbe étudiera même une année à l’IMST d’Adjamé avant de s’envoler pour l’Europe en 2002. Sur les raisons de ce choix, elle s’explique :
 « Ne voyant plus trop l’intérêt de rester à Abidjan, à cause des difficultés, j’ai eu envie d’aller en Europe parce que je tenais coûte que coûte à devenir quelqu’un. Et, pour moi, à cette époque-là, aller en Europe était la meilleure option ».
 C’est d’abord en Belgique qu’elle pose ses bagages avant d’être récupérée et emmenée à Paris par sa sœur aînée qui vivait depuis plusieurs années en France. Mais la nouvelle  Benguiste s’apercevra très tôt que son nouveau pays d’accueil n’a rien de l’eldorado qu’on lui faisait miroiter au pays.

Arrivée en France sans titre de séjour, Annabelle Brou doit batailler un an pour finalement obtenir le précieux sésame en 2003. Elle croit être à la fin de ses souffrances lorsque, entreprenant de poursuivre ses études, elle découvre avec amertume que ses diplômes acquis en Côte d’Ivoire ne sont pas reconnus dans l’Hexagone. Elle se verra donc obligée de butiner de boulots précaires en  boulots précaires pour assurer son quotidien. Son premier CDI, la jeune immigrée l’obtient en 2003 chez un charcutier-traiteur où elle doit faire fi de son Bac en comptabilité pour vendre des pièces de charcuterie. L’ivoirienne exercera régulièrement ce boulot pendant 3 ans. Mais devant l’augmentation de ses charges et l’insuffisance de la rémunération, elle décide en 2006 de passer à autre chose. Elle se retrouve comme assistante maternelle ou « nounou » dans une famille du 15eme arrondissement de Paris. Mais tout en exerçant ce métier, la nounou ne renonce pas à son rêve de créer un jour sa propre entreprise et devenir son propre patron. Et pour se donner le maximum de chances la nounou se met à fréquenter les milieux d’affaires où elle enchaîne rencontres sur rencontres. Elle effectue même de fréquents séjours en Côte d’Ivoire dans l’objectif de rencontrer des personnes qui pourraient lui faire des propositions d’affaire. Sa témérité finit par payer puisque le 27 Mai 2012 au cours d’un de ses voyages à Abidjan, elle a la chance de rencontrer Monsieur Dosso Sinali, DG de Net Conseil. Avec lui, elle échange une première fois. La seconde fois à Marakech au Maroc, elle à le temps de lui exposer ses ambitions pour l’immobilier en Côte d’Ivoire. L’homme d’affaire apprécie l'engagement et l'envie de réussir de la jeune dame. Il remarque sa capacité à proposer des solutions. Il accepte de lui donner sa chance en la nommant Directrice générale de la SDI, la filiale immobilière du groupe Net Conseil.

Cette ascension qu’elle qualifie elle-même de fulgurante, Annabelle Brou reconnaît humblement quelle la doit en partie à son métier de nounou. Il lui a permis de vivre décemment et de voyager pour nouer des contacts. Elle à d’ailleurs continué à servir la famille du 15eme arrondissement plusieurs mois après sa nomination en tant que DG. Annabelle est très reconnaissante envers cette famille qui l’a beaucoup soutenue. Elle prendra le soin de proposer quelqu’une d’autre à ses bienfaiteurs avant de démissionner pour rejoindre son nouveau poste en Cote d’Ivoire.

A la tête de la SDI, Annabelle Adjoa Brou entend innover dans le secteur de l’immobilier. Elle veut faire de la SDI l’interface crédible qui permettra à un maximum de personnes de toutes les couches sociales  et particulièrement aux compatriotes de la diaspora de se loger sans se faire gruger par des opérateurs véreux ou des parents indélicats. Du déjà entendu dira-t-on. Mais la nouvelle Directrice Générale présente ses partenaires dans ce projet (dont une caisse d’épargne) comme son atout le plus sérieux. La SDI à également acquis plusieurs hectares de terrain dans le district d’Abidjan et banlieues pour la réalisation de ses projets. La première tranche de logements, des duplex et des triplex à Djorogbité à la périphérie d’Abidjan est déjà en chantier et peut être visitée en temps réel selon la Directrice Générale. Elle sera livrée dans 18 mois et est destinée dans un premier temps à la diaspora qui à très bien réagi à la présentation de ce projet en Europe. « sur le papier, Djorogbité est déjà vendu… Des footballeurs internationaux très connus ici, des artistes et des associations ont déjà souscrit… Le projet attire beaucoup les gens parce qu’à la différence des autres promoteurs, nous, nous mettons sur plan tout le matériel qui sera utilisé pour la construction, les différentes mesures des différentes pièces», assure-t-elle.

Concernant les conditions d’acquisition, Annabelle brou à ressuscité la location-vente : les futurs acquéreurs  pourront contracter des crédits avec leurs banques ou avec la caisse d’épargne pour payer leurs maisons en 48 ou 60 mois maximum. L’offre immobilière de la SDI peut être consultée sur le site internet de Net Conseil.

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26 nov. 2012

Doumbia Seydou, le vendeur de mouchoirs devenu Tsar en Russie


Doumbia Seydou
Comme beaucoup de gamins de son âge, Seydou Doumbia aurait pu être un personnage anonyme. Un de ces nombreux enfants issus des quartiers pauvres d’Abidjan se faufilant encore entre les bagnoles, le temps que dure le feu rouge pour vendre des babioles. Mais le destin en a voulu autrement. Lui qui à mis la première league de Russie à ses pieds cette   saison est pourtant passé par toutes les étapes. « L’école de la vie » comme lui-même le raconte à France football.

Doumbia Seydou : biographie


Un parcours aussi atypique que tortueux qui n’a fait que décupler les forces de l’attaquant ivoirien. Natif de Yamoussoukro, Doumbia seydou connaît une enfance difficile. Orphelin de père et né d’une mère très jeune, il est confié à ses grands parents. Très tôt il est confronté aux dures réalités de la vie. Dans la rue, son jardin quotidien, il se débat comme il peut pour vendre quelques articles de fortune, question de ramener un peu de sou à la maison. De quoi survivre. « Nous ne mangions qu’un repas par jour » confesse-t-il. Un quotidien qui va prendre une autre tournure le jour où il croise la route d’Olivier Koutoua, son actuel manager. « nous l’avons recueilli chez nous », se souvient le président de l’Athlétic d’Adjamé. Une nouvelle vie pour le gamin. 
Dans le centre de formation qu’il intègre, Seydou est loin d’être le plus talentueux. Mais ce qui séduit le plus, c’est son acharnement au travail. « Ce n’était pas le plus doué, ni le plus fort. Seulement, il ne lâchait jamais rien. Le travail ne lui faisait pas peur », se rappelle son ancien formateur Ahmed Ouattara dans les colonnes du magazine français France Football. A 17 ans il est bien récompensé de ses efforts puisqu’il finit meilleur buteur du championnat ivoirien avec le club du Denguélé d’Odiéné. Puis vint le jour où il fut coopté pour effectuer un voyage avec les équipes jeunes de la sélection. Doumbia Seydou est littéralement kidnappé par un agent véreux qui l’emmène au Japon. Son essai est concluant dans le club de Vissel Kobe. Mais Seydou Doumbia affiche son caractère et refuse d’apposer sa signature au bas du contrat. En dépit du chantage qui lui est fait, le garçon d’Adjamé ne cède pas. Son agent Olivier Koutoua organise son retour au pays avant de se rendre en personne au japon pour formaliser le contrat de son poulain assorti d’un salaire de 5 million par an.

Un palmarès éloquent


 Si Doumbia Seydou est travailleur, les portes ne s’ouvrent pas aussi facilement pour lui au japon. Il connaît des débuts difficiles avant de végéter en seconde division. Loin de son pays et de sa famille, il ne cède pas au découragement. Jusqu’ à ce que le destin dresse sur son chemin la route des éléphants. Il est retenu pour compléter un effectif des Elephants décimé par les forfaits en cascade lors de de la Kirin Cup au japon. Un premier acte qui reste dans les souvenirs du joueur. Doumbia seydou n’a qu’une seule envie, c’est celle de revenir porter le maillot de son pays. Son transfert en Suisse chez les Young Boys de Berne lui sera bénéfique. Car dans le club Suisse, il claque les buts à la pelle. Sa première saison, il inscrit 20 buts, puis 30 lors de l’exercice suivant.
Toute la Suisse, et désormais l’Europe s’intéresse au buteur ivoirien. Lille, Saint Etienne, Rennes pointent le nez mais c’est le CSKA Moscou qui met la main à la poche et sort 6 milliards de francs CFA pour l’ancien vendeur de mouchoirs. Le rêve du gosse d’Adjamé ne fait que commencer. Après deux saisons dans le froid glacial de la Russie, il devient meilleur buteur avec 24 réalisations. Tsar ou Star en Russie, Doumbia Seydou à été désigné meilleur joueur de Russie. Courtisé par toutes les écuries, l’international ivoirien n’a qu’un seul rêve. Celui de porter le maillot bleu de Chelsea. Comme son idole. Un certain Didier drogba.

                                                                                                                 Source: First Elite.


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19 nov. 2012

Le pouvoir est chez les femmes


A tous ceux qui en doutaient encore, les femmes viennent de démontrer qu’elles n’ont rien du sexe faible auquel on les associe bien souvent. Elles ont à elles seules entraîné la chute de tout un gouvernement. Sans revendication et sans protestation. Sans marche et sans violence. Elles n’ont même pas eu besoin de l’ouvrir dans cette affaire qui pourtant les concernait au premier chef (euh, pardon…cheftaine). Elles se sont subitement retrouvées en première ligne dans cette polémique alors qu’elles n’ont jamais été demandeuses. Les femmes ivoiriennes pour la plupart commencent à peine à comprendre ce qui leur arrive. Elles commencent à peine à s’exprimer sur la question.

Sans le savoir elles viennent de nous rappeler l’existence de notre parlement, une institution que nous étions presque en train d’oublier. Grâce aux femmes donc, on vient d’en apprendre un peu plus sur le fonctionnement  du temple des lois du Plateau. Nos parlementaires viennent d’apprendre à leurs dépens que dans notre parlement, on ne parle pas. On suit des consignes de vote. C’est tout. Les ivoiriens viennent d’apprendre grâce aux femmes qu’ils ne se délecteront plus des joutes oratoires au sein de notre parlement. Plus de foire d’empoigne. Finies les envolées dithyrambiques qui ont fait la célébrité de certains de nos députés. Et tout ceci,  parce qu’on serait dans une « cogérance », une espèce de couple dans lequel les points de vues du chef de famille doivent être soutenus, point. Tant pis pour tous ceux qui, comme Petit Robert, pensaient que cogérer, c’était gérer conjointement avec d’autres. Tant pis pour le législateur qui a prescrit à l’endroit des représentants du peuple que tout mandat impératif est nul.

Et dans ce couple où l’harmonie à fait désormais place aux éclats de voix, on crie à présent à la trahison, à la traitrise, au manque de solidarité. Et comme en pareille circonstance, ce sont toujours les enfants qui prennent les pots cassés, les enfants prendront encore les pots cassés. Car pendant que les parents sont occupés à se répudier pour des questions de genre, un préavis de grève des syndicats du secteur éducation formation pend sur la table du gouvernement depuis 2 semaines. Si il entre en exécution, ce sont des millions d’enfants de ce pays, du préscolaire jusqu’au supérieur qui ne reprendront pas le chemin de l’école cette semaine.
Et pendant que les parents sont occupés à discuter du sexe des anges du chef de famille (ou plus précisément de la coalition), 223 000 ménages courent le risque d’être privés d’électricité. Même les deux super héros de la compagnie d’électricité auront du mal à remettre du courant dans leurs vies : en décidant de la suppression du tarif modéré il y a deux semaines, le conseil des ministres vient insidieusement d’augmenter la facture de l’électricité pour cette tranche d’abonnés. 
Ne parlons même pas des denrées de première nécessité dont les prix continuent de flamber sur nos marchés pendant que dans le couple national, on continue de discuter leadership.

Comme ce que femme veut, Dieu veut, espérons simplement qu'il se trouve encore dans nos familles et dans nos foyers des femmes habitées par un instinct maternel suffisamment fort pour comprendre que le vrai chef de famille ce n’est pas celui que proclame le papier, mais bien celle sur qui repose l’équilibre de toute la famille. Nous sommes convaincus que les femmes réussiront ce sursaut d’orgueil parcequ’elles ont du talent.

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11 nov. 2012

J'ai rencontré une icône de la blogosphère ivoirienne.


Ce texte est le copier-coller du brouillon du paragraphe par lequel j'avais prévu de terminer mon compte rendu sur la conférence de l'ONG Akendewa. Je ne l'ai pas publié pour des raisons personnelles. Je le publie aujourd'hui à la demande insistante, pressante et kpakpatoyante (j'ai pas trouvé terme plus approprié) d'une lectrice très chère qui se reconnaîtra forcement dans ce post.

En marge de la conférence du professeur Antoine Tako sur le cerveau, j'ai rencontré une star de la blogosphère ivoirienne. Je ne la connaissais que par ses écrits et nous ne communiquions que par blogs interposés. Elle était assise dans la rangée attenante à la mienne pendant la conférence. Je ne l'ai pas tout de suite remarquée. Ce sont d' abord ses yeux qui m'ont interpellés  C'est le genre d'yeux qu'on n'oublie pas de si tôt (je penses même qu'il devrait être interdit de se balader avec des yeux comme les siens). J'étais certain de les avoir déjà rencontrés quelque part, mais je ne me souvenais plus où. Le flash back s'est produit au moment où le Professeur Tako s'est mis a parler de plasticité du cerveau. C'étaient bien les yeux à moitié affichés dans le titre du blog de Famchocolat .

 J’étais donc assis dans la même salle qu'une de mes références en matière de blog. Je respirais le même air que l'auteur de Le Prophète Haoussa, l'un des plus beaux textes qu'il m'ait été donné de lire sur un blog ivoirien. Trop intimidé dans les premiers moments, j'ai fini par prendre mon courage à deux mains pour l'aborder et lui demander si elle était bien la personne que je croyais. Là, s'est produit quelque chose que seul le Professeur Antoine Tako pourrait expliquer: Nous nous sommes jetés spontanément dans les bras l'un de l'autre avec une joie indescriptible avant même de nous être présentés. Entre deux fou rires, elle me confirme qu'elle est bien Famchocolat, la blogueuse qui à failli me tuer de rire avec son texte Something about Flavour... Elle ajoute à mon grand étonnement qu'elle n'a même pas besoin que je me présentes parce-que son subconscient me soupçonne fortement d'être Lesivoiriensontdutalent. Je suis impressionné  Nous éclatons de rire encore. Les instants qui suivent sont naturellement consacrés à discuter blog. 9 minutes au cours desquelles je reçois le plus bel hommage de ma courte vie de blogueur: Famchocolat apprécie mon blog. Elle m'assure que le créneau de la promotion des talents ivoiriens est vraiment bien choisi. Elle m'encourage dans cette voie. Je sens que ma tête ne tient plus sur mes épaules. Était-ce mon cortex cérébrospinal qui enflait ? étaient-ce mes méninges qui me jouaient des tours? (ne me demandez surtout pas le sens de tous ces termes. Je viens de subir un Atalaku très intensif et mes méninges débordent d'inspiration). 
Je suis reparti de cette conférence gonflé à bloc et bien décidé à bloguer contre vents et marrées. Je viens d'expérimenter en live la puissance de cet organe exceptionnel qu'est le cerveau. Merci donc aux cerveaux qui ont permis cette rencontre.

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6 nov. 2012

Pr Antoine Tako, un neuropsychologue high-tech.



On attendait un scientifique aux cheveux hirsutes, à la blouse défraîchie par les années et à la mallette débordante de travaux de recherche. Le Professeur Antoine Tako est arrivé à la salle de conférence de l’Université Méthodiste dans une tenue très décontractée : polo à rayures, pantalon du Dimanche, impeccablement coiffé et rasé, prenant de cour la petite communauté de geeks venue assister à sa conférence sur le cerveau.  Pendant 3 heures, le neuropsychologue a disséqué le cerveau avec pour seuls instruments un laptop et un retro projecteur. Sa passion pour les Nouvelles Technologies ne s’est pas démentie tout au long de cette conférence : pas une seule fois le scientifique ne s’est trompé de diapositives et son matériel n’a enregistré aucun bug. Antoine Tako explique à ce sujet que le bon scientifique, c’est celui qui s’ouvre aux autres sciences et qui se cultive en permanence. Il révèle par exemple qu’il à déjà travaillé sur des projets linux avec des informaticiens.

Pour mettre son jeune public à l’aise, le spécialiste des pathologies de la mémoire liées à l’alcoolisme chronique s’est efforcé de dépouiller son langage du jargon scientifique, et sa bonne humeur contagieuse est venue faire le reste à cette conférence organisée par l’ONG Akendewa dans le cadre de la promotion des Nouvelles Technologie samedi 03 novembre dernier.

 Présentant d’entrée de jeu le cerveau comme le système le plus complexe de l’univers, Professeur Tako a suscité dans la salle une polémique qui lui a permis d’obtenir l’attention de l’assistance. Une attention qui n’a jamais faibli malgré des cris de supporters de football qui suivaient un match sur le terrain jouxtant la salle de conférence. La composition du cerveau, son fonctionnement, son importance pour l’organisme et ses caractéristiques ont été passés en revue par le conférencier. Cette grosse tête de la neuropsychologie en Cote d’Ivoire s’est également appesantie sur les avancées de la recherche en neurologie ainsi que leurs applications dans le domaine de la technologie. On a ainsi appris qu’il est désormais possible de transmettre des signaux cérébraux à un ordinateur grâce à des électrodes placées à la surface du cerveau, d’analyser ces signaux grâce à un logiciel et de contrôler ainsi des bras ou des jambes robotiques pour les personnes paralysées. Le professeur n’a pas manqué de prodiguer à son auditoire quelques conseils d’hygiène de vie pour prévenir les AVC et certaines maladies neurodégénératives telles l’Alzheimer. Il a notamment exhorté l’assistance à éviter l’alcool et le tabac, à réduire le sel et les matières grasses dans l’alimentation, à pratiquer une activité physique régulière et à entretenir son cerveau par des activités intellectuelles telles la lecture et la recherche. « le cerveau ne s’use que lorsqu’’on ne l’utilise pas », a t-il insisté.

Comme il fallait s’y attendre, la séance des questions-réponses qui a suivi  cette présentation liminaire fut une véritable foire d’empoigne. Le professeur de neuropsychologie de l’université de Cocody ayant souhaité qu’aucune question ne reste taboue, les questions fusaient de tous les coins de la salle. On a ainsi eu droit à des questions sur la fiabilité des détecteurs de mensonge utilisés dans le domaine juridique, sur les similitudes et différences entre le cerveau et les ordinateurs, sur l’application des neurosciences cognitives dans le domaine du marketing et de la communication. A toutes ces questions le conférencier à répondu avec des exemples très concrets. Concernant le neuromarketing par exemple, l’assistance a appris que des recherches  en neurosciences permettent aujourd’hui de mettre en évidence les mécanismes neurologiques liés à la à la préférence, l'attention, la mémorisation et les émotions qui peuvent induire la décision d'achat. Ce fut dans l’ensemble une conférence très enrichissante dont chacun a pu repartir avec une meilleure connaissance de cet organe qui ne représente que 2% du poids total du corps humain mais qui pourtant régule tout notre organisme. Dommage que le public n’ait pas fait nombreux le déplacement.

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29 oct. 2012

ON VA DÉNONCER LE ROI.


Nanan Amon Tanoe, Roi des N'zima Kotoko, Bassam, Cote d'Ivoire.
On aura juste une semaine pour dénoncer publiquement les fautes de son altesse Amon Tanoe. Sans intermédiaires et sans gants, on dira au roi des N’zima ce qu’on pense de son rêgne. Tant pis si cela peut inciter la notabilité à mieux gérer les affaires de la communauté. Pour tous les fils et filles N’zima qui ont commis des fautes graves au cours de l’année, ce sera également l’occasion de se confesser publiquement afin d’obtenir le pardon du peuple. Bien entendu, tout ceci se passera dans la convivialité et la démocratie. Et les bonnes œuvres ? Elles seront également mis à nu et les Nzima exemplaires seront honorés solennellement. On jouera à fond la carte de la repentance  et de la réconciliation. Mais ce sera surtout une fête de purification et de réjouissance. Tous les féticheurs s’abstiendront de toutes pratiques et en cas de décès, les familles éplorées s’efforceront de retenir leurs larmes car les funérailles ne seront pas autorisées pendant cette période.

Le plus grand événement culturel du peuple N’zima Kotoko est une occasion de retrouvaille annuelle pour les sept familles composant ce peuple. Pour l'occasion, les N'zima viendront des 4 coins du pays et poseront leurs valises au village pour une semaine. Cette année encore la fête  se déroulera en 3 étapes : Le Siedu ou la retraite du tam-tam "Edo-n'gbolé" (c’est la phase mystique de la cérémonie) ; le Gouazo ou sortie de l’Abissa (les anciens offriront de la boisson a la famille N’vavilé, dépositaire de la danse Abissa pour obtenir sa permission et pour le bon déroulement de la fête). Le Ewudolè marquera l’apothéose de cette fête qui marque le début du nouvel an pour le peuple N’zima. C’est l’étape la plus connue de tous. C’est étape du carnaval. On  rivalisera d’ingéniosité pour se travestir, on se déguisera comme  on peut, on se trémoussera au rythme de la fanfare. Bref la première capitale de Cote d’Ivoire deviendra, le temps d’une semaine, le Rio de Janeiro de l’Afrique.
sécurité assurée par notre Batman national.

La fête de réjouissance et de purification du peuple N’zima fait partie de l’offre touristique riche et variée de la Côte d’Ivoire. Cette année le gouvernement à octroyé une subvention de 12 million au comité d’organisation et depuis une semaine la ville historique de Grand Bassam fait sa toilette. Les sponsors ont déjà aménagé des espaces de promotion pour offrir leurs produits aux visiteurs. L’Abissa 2012 sera une semaine de folie pour revaloriser la culture N’zima. On implorera les dieux à cette occasion pour une année à venir plus prospère et plus apaisée. Ce sera du 28 octobre au 4 novembre à Grand bassam, patrimoine mondial de l’UNESCO, et c’est en Côte d’Ivoire que ça se passera.


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24 oct. 2012

Thierry Tanoh, nouveau patron d’Ecobank.


Après 18 ans passés au sein de la Société Financière Internationale, l’ivoirien Thierry Tanoh rejoint le groupe Ecobank (ETI) en tant que directeur général. Il succède au nigerian Arnold Ekpe en fin de mandat. Sera t-il l'homme providentiel de la multinationale africaine aux 600.000 actionnaires et aux 23.000 salariés?
Thierry Tanoh fait partie de cette nouvelle génération d’économistes et de financiers africains qui n’ont pas lu René Dumont (L’Afrique noire est mal partie), qui ont l’aversion pour l’assistanat et qui sont convaincus que le développement du continent se fera via un secteur privé fort. Trop jeune pour avoir vécu la désillusion des indépendances, et s’imprégner de la thèse de l’afropessimisme. Trop vieux, pour réclamer des comptes aux aînés.
Bref, Thierry Tanoh est un africain décomplexé qui défend l’Afrique loin des incantations du genre «black is beautiful». Mais avec expertise et pragmatisme, comme en témoigne l’un de ses collaborateurs à la Banque mondiale. Né le 21 avril 1962 à Abidjan, il fera ses classes au Lycée Scientifique de Yamoussokro, puis à l’Institut National Polytechnique Houphouet Boigny. Lui aussi s’envolera en France, rêve de nombre de diplômés ivoiriens, mais pour en revenir, muni du précieux parchemin d’expert comptable. Le temps de confronter la théorie et la pratique à la Direction des Etudes et Contrôle des Grands Travaux (DCGTX), le voilà qui postule pour l’Université de Harvard. Il bénéficie du très sélectif  programme de bourse « Fulbright». Mais c’est finalement le président Houphouet Boigny qui lui accorde une bourse présidentielle sans restriction. Ainsi en 1992, Thierry  Tanoh s'envole vers les États-Unis pour Harvard, où il aurait pu croiser, une année plus tôt, un certain Barack Obama.
Dés la fin de ses études, en 1994, il intègre la Société Financière Internationale (SFI), branche privée de la Banque Mondiale. Le jeune fonctionnaire international gravira régulièrement les marches de cette institution. Il connaîtra la consécration en 2008 en devenant le premier francophone à occuper un poste de vice président opérationnel : Vice président pour l’Afrique subsaharienne, l’Amérique Latine et Caraïbes et Europe de l’Ouest de la SFI. Son passage à la SFI sera marqué par l’augmentation exponentielle des interventions de la filiale de la World Bank en Afrique qui ont franchi allégrement la barre des 2 milliards de dollars. C’est donc avec le sentiment du devoir bien rempli qu’il décide de prendre une retraite anticipée pour rejoindre le secteur privé et continuer le travail entrepris dans la sous région.
« Je suis un très grand partisan de l’intégration sous régionale. Dans ce contexte-là, je pense que le groupe Ecobank entre dans la ligne de ce à quoi j’aspire et ce pourquoi j’ai travaillé toute la vie».Presque, une profession de foi. A 49 ans, ce pur produit de la Banque mondiale atterrit dans une banque panafricaine présente dans 34 pays et qui est en phase d’internationalisation définitive. Avec Thierry Tanoh, l’institution panafricaine acquiert une marge supplémentaire de visibilité sur la scène internationale. Parviendra-t-il à consolider une banque qui pèse 20 milliards de dollars de total bilan et seulement quelques millions de dollars de bénéfices nets ? Comment se fera la répartition des rôles entre le ghanéen Albert Essien et la Sénégalaise, Evelyne Tall, ses deux directeurs adjoints qui se présentent comme les gardiens du temple ? Durant ses premières sorties à la presse, le manager a fait montre de pragmatisme. Pour lui, Ecobank doit jouer le rôle de fer de lance du secteur bancaire en Afrique subsaharienne.
La nomination de Thierry Tanoh est une bonne nouvelle pour le secteur privé africain dont il était l’ardent défenseur au sein de la SFI. Voilà ce qu’il confiait à Les Afriques en 2008 : «En Afrique, le coût du financement local est très élevé. J’ai un ami et entrepreneur qui me disait l’autre jour qu’il empruntait à plus de 15%. Ce taux place la barre de la rentabilité un peu trop haut pour une entreprise. Par ailleurs, l’environnement des affaires n’évolue favorablement que depuis très peu de temps, y compris pour les banques qui ont souvent du mal à obtenir des garanties fiables, comme par exemple sur un bien immobilier dont la propriété ne serait pas parfaitement formalisée, ou bien dans un contexte où la justice n’est pas toujours impartiale». Un diagnostic qui a valeur de programme pour celui qui invitait alors les banques à plus d’engagements «les banques doivent peut-être davantage jouer leur rôle. Si elles se limitent à investir dans les bons ou les emprunts obligataires d’Etat, elles ne contribuent pas beaucoup au développement d’une économie dynamique». Quatre ans sont passés depuis et Thierry Tanoh, a, aujourd’hui, l’occasion inouïe de transformer l’essai.
Sélectionné parmi une trentaine de candidats par le très réputé cabinet Korn Ferry, Thierry Tanoh  suit en ce moment une période de rodage en étroite relation avec son prédécesseur Arnold Ekpé.il  prendra les commandes du premier réseau bancaire africain à la fin de l’année. Mais bien qu’encore assis sur un strapontin, sa marge de manœuvre est entière. Les cadres de la banque confirment que Arnold et lui se parlent beaucoup et s’entendent bien. Ils ajoutent que pour les décisions qui engagent l’avenir, c’est plus Thierry Tanoh qui est à la manœuvre.
Le prochain plus influent banquier du continent n’a pas le temps de s’ennuyer. Il arrive tous les jours à 7h30 dans le gigantesque Centre panafricain Ecobank du Togo. Son bureau provisoire situé au 7ème étage est une pièce toute en verre masqué par des stores. Des photos de lui-même en compagnie de ses 3 enfants et de son épouse y tronent. C’est que pour le nouveau patron d’Ecobank, la réussite professionnelle semble assise sur un bon dosage entre travail et vie familiale. Le patron-dauphin consacre ses journées à se documenter, tester les produits Ecobank, rencontrer des clients, des actionnaires, communiquer avec les staffs. Ceux qui l’ont rencontré sont impressionnés par son calme, sa simplicité et son ouverture.
Ses challenges sont nombreux : résister à la concurrence accrue des banques, notamment du Maghreb, du Nigeria et de l’Afrique du Sud, assurer un retour sur investissement aux 600 000 actionnaires institutionnels et individuels locaux et internationaux, travailler sur l’expansion géographique de la banque pour couvrir toute l’Afrique subsaharienne,  utiliser ingénieusement les nouvelles technologies pour réduire le taux de sous bancarisation, par exemple le « mobile banking ». Il devra toutes fois imposer en douceur son style et ses méthodes afin de hisser au plus haut la banque panafricaine.

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22 oct. 2012

L' INTERNAUTE LE PLUS INFIDELE D'ABIDJAN.


Je le confesse, je suis l’internaute le plus infidèle d’Abidjan. Je suis une sorte de Don Juan numérique. Un véritable coureur de connexion.
Ma première compagne, je l’ai rencontrée au détour d’une pub. ADSL qu’elle s’appelait. Elle eut beau me répéter la définition de son nom, je n’ai jamais pu le retenir. J’ai kiffé sa souris de PC montée sur des roues de véhicule dès notre première rencontre. J’allais souvent mâter discrètement son modem à l’agence de téléphonie du quartier. Ce que je l’ai désirée ! J’ai été l’homme le plus heureux du monde le jour où j’ai pu finalement m’acquitter de sa dot : 49.000f CFA de frais d’abonnement et un téléphone fixe pour la connexion permanente. Je l’ai installée le soir même dans mon foyer et nous avons passé notre lune de miel. Oh my God, ce qu’elle assurait ! 128K par seconde. Nous vécûmes heureux pendant de nombreuses années, jusqu’au jour où au détour d’une autre pub, je fis la rencontre de Wimax allias V 3000.
Wimax  venait d’arriver dans le quartier et sa couleur jaune ne passait pas inaperçue. Croyez-le ou non, c’est elle qui la première me fit des avances. Elle m’expliquât qu’elle portait ce nom à coucher dehors parce qu’elle n’exigeait pas que je l’installe dans mon foyer, qu’elle m’accompagnerait dans tous mes déplacements, pour le meilleur et pour le pire. Elle ajouta surtout qu’elle était la meilleure au pieu : 3 Mega par secondes. Ce dernier argument fit mouche. Il toucha ma sensibilité d’homme. Je commençai subitement à trouver de nombreux défauts à ADSL, ma première compagne : elle était incapable de fonctionner tant que le téléphone fixe n’était pas rechargé ; les coupures fréquentes de câbles téléphoniques dans le quartier me privaient de ma dulcinée pendant de longues semaines ; les queues interminables à l’agence pour payer les factures m’étaient de plus en plus insupportables.
Notre couple ne résista pas. Je me séparai d’avec ADSL en de bons termes (je conserve encore son modem dans mes affaires à ce jour). Les mois qui suivirent, je m’acquittai de la dot de Wimax (39.000f cfa) et l’installai sur mon PC. Elle tint toutes ses promesses : elle me comblait de toutes ses grâces et m’accompagnait dans mes sorties. Je la présentais fièrement à tous mes copains. Je prenais vraiment mon pied. J’étais un homme comblé. Mais ce bonheur avait un prix.

Wimax était de ces filles très difficiles à entretenir. 19.000Fcfa ne lui suffisaient pas souvent à boucler le mois. Pire, elle limitait le nombre de nos rapports à 4Giga par mois, un véritable supplice pour l’insatiable que je suis. Notre idylle ne tint que quelques mois. Je me retrouvai finalement à surfer à l’œil chez des copains ou au boulot. Je squattais les cybers en me promettant de ne plus jamais lever les yeux sur un panneau publicitaire. Chat échaudé craint l’eau froide, dit-on, et trop, c’en était vraiment trop. C’est justement le moment que choisit 3G pour me décocher ses premiers clins d’œil.
3G était la cousine par alliance d’ADSL, ma première compagne. La pudeur, elle ne connaissait pas : panneaux, journaux, radio, télé, elle ne ratait aucune occasion de m’envoyer des appels de phares. Elle alla jusqu’à se livrer à des strip-tease sur le vénérable et distingué  pont Houphouet Boigny de la capitale économique ivoirienne, pour être sûre de ne rater aucun de mes passages. Mais elle eu beau me harceler, je restai stoïque. Devant mon indifférence, 3G se montra encore plus entreprenante. Elle m’envoya Drogba Didier himself pour me vanter ses charmes. Mais le pachyderme en chef eut beau arracher tous les filets de tous les poteauxd’Abidjan de ses tirs aussi puissants qu’irréalistes, je restai de marbre : on lui demandait de réaliser de telles prouesses en coupe d’Afrique et non devant des gamins de quartier.
 Ma sérénité commençait par me surprendre moi-même. Mais pas 3G. Elle abattît sa dernière carte : elle m’offrît de la posséder pendant 3 mois moyennant juste 15.000f CFA. Quel homme doué de sens pourrait résister à une telle offre ? Voici comment un  Lundi matin très ensoleillé, alors que toutes les personnes normales se rendaient à leur travail, je me jetai dans la première agence de téléphonie du quartier. J’en ressortis quelques minutes plus tard avec mon butin bien planqué au fond de mon sac. Il n’était pas question qu’un vulgaire pick pocket me privât de ma nouvelle conquête. C’est que j’avais un plan pour 3G ce soir: elle clamait sur tous les toits quelle était capable de propulser n’importe quel homme au 7eme ciel en deux temps et…3Gémissements, eh bien je me shooterais de mon côté au viagra et seul Dieu pourrait nous sauver d’une overdose.
Pour le bon déroulement de ce derby, je créai toutes les conditions : ambiance feutrée à la chandelle, Jazz langoureux en fond sonore, la classe quoi ! Les préliminaires ? Nous les ignorâmes superbement. Nous ouvrîmes directement les hostilités. Mais à peine avions nous atteint le 2ème ciel que nous nous engouffrâmes au 3ème sous sol en battant le record du monde du saut en chute libre. Ma partenaire s’essoufflait au moindre effort. Pour quelqu’une qui me promettait le 7ème ciel à la vitesse 3G ça commençait à bien faire. Je recommençai encore et encore, sans plus de succès. C’est à ce moment que, brulant de désir et encore allumé comme une torche olympique, j’eus le reflex de lui demander la signification de son nom. « 3ème Gaou », me répondît-elle d’un sourire moqueur.

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16 oct. 2012

Francophonie : une ivoirienne sermonne Hollande en Nouchi.


Le président français subit son baptême du feu africain lors du sommet de la Francophonie à Kinshasa, la capitale de la République Démocratique du Congo, les 13 et 14 octobre. Au pied de la passerelle d’embarquement, Mahi, une Ivoirienne, lui adresse ses dernières recommandations.
François Hollande et l’Afrique, une, première…On se souvient de François Mitterrand, de son discours de La Baule, mais aussi de Chirac dans son village françafricain, de Sarkozy et son brûlot  de Dakar. Que nous réserve le nouveau président socialiste dans un marigot où la realpolitik, la défense des intérêts nationaux engloutissent  les convictions les plus affirmées? Va-t-il nous servir une vieille soupe réchauffée?

A écouter les échos qui reviennent de l’Elysée, on apprend que François Hollande se fait bombarder quotidiennement de notes, de rapports sur les derniers avatars des Etats africains. Des communications rédigées le plus souvent par des docteurs es Afrique, pompeusement baptisés «africanistes», ne connaissant souvent du continent noir que les aéroports et les chambres d’hôtels de luxe. Mahi, une Ivoirienne, fraîchement débarquée en France, a voulu adresser au président français quelques remarques avant ce sommet de la Francophonie. En nouchi, ce français imagé qu’on parle dans les rues d’Abidjan. D’où, parfois une nécessaire traduction en pure langue de Molière.

La francophonie


«Prési, lance Mahi à François Hollande. Prési, c’est plus choco (plus classe, moins ringard) que président. Dis-moi, votre affaire de francophonie dont vous parlez tout le temps, c’est quoi? Tout ce qu’on voit, c’est un président blanc, un grand chef qui réunit tous ses notables pour faire le point sur la mission qu’il leur a confié.

Francophonie, faut nous affairer (informer) parce que nous, on comprend rien. François Hollande, on veut entendre de ta propre bouche ce que francophonie veut dire. Faut nous expliquer  parce qu’aujourd’hui on va prendre drap (on veut tout savoir) de l’affaire. Et puis tu as dit aussi que d’ici 2050, 80% des francophones seront Africains. Ca là, c’est quoi encore? C'est-à-dire, c’est nous seuls qui, d’ici 2050, allons parler français. Et les blancs, eux ils vont plus parler français? Ils parleront quoi? Je vais te dire une chose, peut-être prési tu sais pas, mais nous, on a fini avec français.

 Français, on a mis ça à gauche (de côté) même. Actuellement, tous nos enfants, on leur apprend anglais en désordre (de façon forcenée). Dans tous les pays francophones, on fait rien avec français. Depuis que vous êtes en train de créer les palabres de gauche à droite dans nos pays, on est fâchés, en même temps, ça chauffe nos cœurs. Prési, je dois te dire ça. Nous on a commencé à créer notre langage.»

Le discours de Dakar

 Prési, reprend Mahi, président Sarkozy avait dit que l’homme africain n’est pas entré dans l’histoire. Ca là, toi-même qui est là actuellement, qu’est ce que ça veut dire? Moi-même, je ne comprends pas. C’est foutaise. Nous on a des grands hommes. Nelson Mandela, c’est blanc, c’est métis, c’est quoi? C’est noir, c’est Africain. Nous on a des Mogho Naaba (roi du Burkina de 1957 à 1981).
L’histoire, quand c’est pas blanc, c’est pas l’homme (on n’est pas considéré). Lui, Sarkozy, il a parlé, mais toi, faut nous dire. Ce que l’autre a dit, peut-être, tu penses ça. Faut nous dire, on veut prendre drap dans ça (on veut savoir).      

Les élections truquées

Prési, faut m’expliquer une autre chose encore. Dans ton ministère là-bas, il paraît qu’il y a des gens qui disent qu’il faut faire la morale aux présidents africains pour qu’ils arrêtent de tricher aux élections. Vous saviez bien qu’il y avait eu des tricheries dans les élections et puis vous composez avec ces présidents-là. Mais c’est quelle affaire ça? Ca me dépasse, franchement!  Chaque fois qu’il y a des élections, il y a des tricheries et vous dites «non, tout s’est bien passé».

 Maintenant aujourd’hui, vous parlez de les moraliser. C’est quelle morale, vous allez donner? Commencez par vous-mêmes. Quand quelqu’un triche et qu’on compose avec, on triche aussi. Si vous arrêtez de vous occuper de ce qui se passe dans nos politiques, je crois qu’il n’y aura pas de problème. Quand le peuple se lève, il y a des chars qui se lèvent aussi pour le calmer. Votre histoire de moralité, faut revoir ça. Gardez là et laissez nous gérer nos affaires.

L’immigration

 Prési, tu veux savoir pourquoi on est versés (nombreux)  sur le Mbènguè (en Europe) actuellement. Je vais te dire maintenant, on n’a pas le choix. On est venus se chercher ici. Il n’y a rien au pays actuellement. Politique a  tout  gâté (gâché) là-bas. On va faire quoi? On n’a qu’à s’asseoir, on va mourir de faim chez nous là-bas. Ici, au moins, même si tu n’as rien, tu peux avoir un peu de jetons (argent) pour ramener dans ton pays. On sait qu’ici, il y a des frères qui gâtent notre nom par leur comportement. Ils vous trauma-choquent, vrai-vrai. Nous-mêmes, on est au courant.
Ce n’est pas pour ça que vous allez penser que c’est tout le monde. On n’est pas tous zinzins (déréglés). Il y en a aussi qui travaillent et étudient ici. Un matin, on va avoir un Obama parmi nous.

                                                                                              Propos recueillis par Philippe Duval
                                                                                                   http://www.slateafrique.com/

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10 oct. 2012

VERONE MANKOU CHOISIT ABIDJAN POUR DEVOILER LE PREMIER SMARTPHONE AFRICAIN


         
          Il a fait sensation en lançant en Janvier 2012 la première tablette tactile android conçue en Afrique. Il récidive quelques mois plus tard avec un smartphone made in Africa. En prélude au salon Africa Télécom People, Verone Mankou a présenté son nouveau téléphone à toute la presse et à la population ivoirienne. L’événement n’a pas fait beaucoup de bruit. Et poutant il s’agit d’une première pour le continent africain.
          Elikia, le premier smartphone conçu au Congo a été présenté le 29 Septembre dernier à l’Hôtel Ivoire d’Abidjan par Verone Mankou, son concepteur. Sanglé dans un costume noir, chemise claire et sans cravate, le jeune entrepreneur congolais a justifié le choix d’ Abidjan pour la présentation de son nouveau né  par le fait que la Cote d’Ivoire est un marché très dynamique dans le secteur des télécoms. Il envisage même l’ouverture d’une filiale de son entreprise VMK sur les bords de la lagune Ebrié pour faciliter la commercialisation du nouveau téléphone.
          Pour le SteveJobs africain de 27 ans,  Elikia constitue une véritable révolution car conçu entièrement au niveau de toutes ses applications au Congo et assemblé, comme ses principaux concurrents, en Chine où les prix sont très abordables. Son développement a nécessité un an de travail et un investissement de 90 mille euros (60 million de francs CFA).
          C’est que Elikia est un concentré de technologies qui n’a rien à envier à la concurrence : le smartphone dispose d’un écran tactile de 3.5 pouces griffé VMK (« vou mou ka » en dialecte Kituba signifiant « réveillez-vous ») ; Il tourne sur un système d’exploitation Android Gingerbread (2.3.6), un microprocesseur de 650 Mhz, une RAM de 512 Mo et une mémoire interne de 126 Mo extensible à 32 Giga à l’aide d’une carte mémoire. Doté d’un appareil photo d’une résolution de 5 Megapixels, le téléphone est également compatible avec les réseaux  3G, wifi et bluetooth. Il est équipé d’un système de géolocalisation et d’un gyroscope. Grand plus, Elikia embarque une batterie d’une autonomie de 6 heures pour naviguer sur internet. Et comme toute marque de téléphone qui se respecte, ce smartphone possède sa propre plateforme d’achat en ligne dénommée VMK Market qui permettra aux utilisateurs de télécharger des applications en ligne et aux développeurs de faire connaitre leurs applications.
          Cette perle technologique africaine possède tout de même de belles mensurations (11cm x 6 cm x 1.25cm pour un poids de 150 grammes). Elle est disponible en trois coloris :blanc,  rose et noir et sera commercialisé à 85 000 francs CFA (soit 130 euros) . Verone Mankou estime que ce prix est raisonnable car il permettra à un maximum de personnes d’avoir accès aux nouvelles technologies. Mais il insiste aussitôt sur la qualité des composants de son téléphone et précise même qu’il sera garanti 1 an. Voilà qui rassurera certainement les plus septiques.
          L’objectif du jeune entrepreneur  est de vendre 50.000 unités en 1 an dont 10.000 dès le premier trimestre de son lancement.
Verone Mankou, le Steve Jobs Africain.

          VeroneMankou est Attaché aux Nouvelles Technologies au Ministère congolais des Postes, des Télécoms et des NTICs. Titulaire d’un baccalauréat et d’un BTS en maintenance et réseaux obtenu à Pointe Noire au Congo, ce pur produit du système scolaire congolais crée en 2009 VMK, une start up spécialisée dans les technologies mobiles et la création de sites web. Personne ne croit alors en cet illuminé de 25 ans lorsqu’il avance l’idée de créer une tablette tactile dans un Congo où même la fourniture d’électricité pose problème. Mais le jeune PDG ne baisse pas les bras. Il réinvestit les premiers bénéfices de sa jeune entreprise dans ce projet fou. Son obstination finit par payer quelque années plus tard car, avec pour seul soutien une aide du ministère congolais de l’industrie, il offre à l’Afrique sa première tablette tactile baptisée Way-C. Son entreprise Pèse aujourd’hui 380.000 euros et emploie 13 personnes dont 3 en chine.

          Vérone Mankou fait partie de ces africains qui pensent qu’il ne faut pas désespérer de notre continent. En baptisant son smartphone Elikia (« espoir » en Lingala), c’est justement le message qu’il veut faire passer :

        « L’Afrique sommeille encore du point de vue des nouvelles technologies, mais le réveil
           est proche ».

          Ses projets vont également vont dans le même sens : créer prochainement un ordinateur à 100 dollars et une tablette double écran éducative.
          Coté jardin, ce  célibataire et père d’un enfant se présente lui-même comme un homme simple. Il a toujours détesté les costumes jusqu'à ce qu’on l’oblige à en porter un au ministère. Il se sent  plus à l’aise en chemise et jeans. Vous voulez lui faire plaisir ? Offrez-lui simplement du riz au poulet.

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10 sept. 2012

Estelle Yessoh, l'Oprah Winfrey de Cote d'Ivoire.



Estelle Yessoh est ivoirienne et vit aux Etats Unis depuis douze ans. Elle part s’installer au pays de l’oncle Sam en 2000. Neuf ans après, la jeune femme se lance dans le journalisme.  Elle ne boude pas la perche qu’on lui tend à ivoirtv.net, le site internet qui révélera son sourire à ses milliers d’internautes et de visiteurs.
Arrivée timidement dans le milieu des médias aux états unis, Estelle BOUAZI Yessoh  ne se limitera pas à son boulot d’animatrice de télé web.
Elle a réussi à imposer sa plastique, sa carrure mais surtout son verbe au perchoir de toutes les cérémonies de la diaspora ivoirienne et non des moindres.
Estelle Bouazi Yessoh est la présentatrice la plus connue de la diaspora africaine francophone des USA.  « Miss cote d’ivoire Amérique 2009 », « Afrique élégance fashion show » et «  African Day » (les cinquantenaires de tous les pays africains à l’ONU) sont les  événements majeurs  qu’elle a eu la charge de piloter de bout en bout et qui ont  révélé son talent  au grand public.
Depuis lors, Estelle Yessoh compte au rang des meilleures animatrices aux Etats Unis. De quoi faire la fierté de son pays. La mission de cette Éléphant du micro, est  de montrer la face et la richesse culturelle de l’Afrique en général et de la Côte  d’Ivoire en particulier.
Aujourd’hui, à l’image de la femme la plus riche des Etats Unis, Oprah Winfrey, Estelle  a créé son émission Yestelle Show. Une émission de discussions dédiée aux artistes. Les projets, Estelle en a plein la tête. Elle a beaucoup d’autres projets qui prendront forme aux Etats Unis et certainement en Côte d’Ivoire. Une étoile est née, loin de sa terre d’origine.
En attendant la réalisation de ses projets, l’interprète - trilingue, traductrice de français, d’anglais et espagnole - Estelle Yessoh poursuit des études en MultiMedia journalisme et communication.
                                                                                              Source: flashafrikmag

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